
Bras de fer. Après déjà plusieurs interventions dans ce dossier, le ministre des Finances, Louis-Paul Motaze, a ordonné le rétablissement de la Société générale de surveillance (SGS) dans ses prérogatives au terminal à conteneurs de Douala. Mais le directeur du Port autonome (PAD), Cyrus Ngo’o, conteste les modalités de reprise.
Statu quo. Le ministre accuse Ngo’o de ne pas se conformer aux demandes du gouvernement et déplore que cette « situation de confusion », du fait de l’interdiction pour la SGS d’accéder aux installations, « perdure ». Ngo’o, lui, rejette la responsabilité de ce blocage et pointe du doigt la SGS, qui aurait refusé de discuter avec le PAD.
Lourdes conséquences. Dans un communiqué daté du 12 février, le Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam) a qualifié la situation d’« inédite et totalement inacceptable », et dénonce, entre autres, l’allongement des délais de passage portuaire, l’explosion des coûts liée à la double facturation, les risques de rupture d’approvisionnement et la perte de compétitivité.
Brief de Jeune Afrique
