Avec Une semaine au Kinango, Henri Djombo pose un regard critique sur l’Afrique d’aujourd’hui

L’œuvre de fiction de l’auteur congolais invite à une réflexion sur les réalités africaines contemporaines. La cérémonie de dédicace  du livre a eu lieu le 17 janvier à l’ambassade du Congo à Paris autour de Rodolphe Adada, ambassadeur du Congo en France, et en présence notamment de Sami Tchak, auteur togolais, Emmanuel Dongala et Pr André-Patient Bokiba, du Congo.

Paru en octobre 2025, Une semaine au Kinango se déroule dans un pays fictif, le Kinango, qui sert à Henri Djombo d’aborder les tensions sociales, les rapports de pouvoir et les fragilités institutionnelles et juridiques communes à de nombreux pays du continent.

En sept jours, l’auteur fait vivre au lecteur  des situations ordinaires qui révèlent des attentes profondes et légitimes des populations : inégalités sociales, responsabilités des dirigeants et nécessité de réformes fondées sur la justice et le dialogue. On y trouve également des symboles forts et de métaphores évocatrices, qui renforcent la portée allégorique du récit et invitent à une lecture à plusieurs niveaux. Pour une partie de la critique, cette écriture symbolique permet à l’auteur de poser un regard critique sur les sociétés africaines sans tomber dans le discours militant frontal.

Salon vert de l'ambassade du Congo et vue générale de l'événement@AAFC
Salon vert de l’ambassade du Congo et vue générale de l’événement@AAFC

Ancien ministre congolais, Henri Djombo signe avec Une semaine au Kinango un roman que de nombreux lecteurs rapprochent naturellement à son parcours politique. L’oeuvre est considérée par plusieurs comme un outil de réflexion sur la gouvernance, la responsabilité collective et les trajectoires possibles des États africains, dont son pays le Congo. S’agit-il pour autant d’un message politique assumé ? Dans tous les cas, à travers cette œuvre, Henri Djombo confirme sa volonté d’inscrire la littérature au cœur du débat public, en faisant de la fiction un espace de conscience et de dialogue sur l’avenir des sociétés africaines dont certainement son pays le Congo.

Modérée par Rudy Malonga, la cérémonie de dédicace a réuni parmi d’autes personnalités du monde de la littérature africaine :  Jean-Aimé Dibakana Mankessi, lauréat du Grand prix Afrique 2023 avec son roman Le psychanaliste de Brazzaville, Driss Senda, Eric Dibas Franck, Patrice Yengo, Nicolas Martin- Granel, Isaac Djoumali Sengha, Nicole Sarr.

Carmen Féviliyé

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A propos CARMEN FEVILIYE 920 Articles
Juriste d’affaires Ohada / Journaliste-Communicant/ Secrétaire Générale de l'Union de la Presse Francophone - UPF section France