Rien ne devrait freiner sa valorisation. Depuis Paris, j’ai suivi, en direct, ce dimanche 18 janvier 2026, en soirée, sur une chaine de télévision française, le match final de football de la Coupe d’Afrique des Nations. Au stade Prince Moulay Abdellah à Rabat, le Maroc, pays organisateur de la Coupe, affrontait le Sénégal. Un stade plein à craquer, avec une ambiance électrique.
Le football, comme, d’ailleurs la musique, a ce pouvoir unique de rassembler les populations d’une Nation, de transcender les clivages de toutes sortes et de créer une atmosphère d’unité nationale et ainsi symboliser cette unité. C’est beau de voir comment, même dans des pays où la politique peut être source de division, le football et la musique être des vecteurs de cohésion et de fierté nationale. Et le football, en particulier, a cette capacité de faire battre les cœurs ensemble, de fonder une identité collective et de faire oublier les différences pour un moment. Même tendance pour la musique. Elle possède cette magie de faire partager aux mélomanes le même idéal musical et de générer un climat d’enthousiasme populaire.
Les dirigeants africains devraient prendre exemple sur la faculté unificatrice du football et de la musique pour promouvoir l’unité et la cohésion nationales. C’est une leçon de politique et de gouvernance qui pourrait avoir des impacts très positifs sur le développement et la stabilité des pays. En faisant de l’unité et de la cohésion nationales une priorité, les autorités africaines pourraient créer une ère de confiance et de solidarité qui bénéficierait à tous les citoyens. Et c’est justement en banalisant ces valeurs, qu’on risque de les perdre.
Unir les peuples africains par le sport et la culture : un défi politique majeur
Au regard de cela, les ministères africains en charge du Sport et de la Culture ont alors un rôle clé à jouer dans la promotion de l’unité et de la concorde nationales. Ils peuvent travailler ensemble pour développer des initiatives qui utilisent le sport et la culture comme outils de rassemblement et de développement social. Cela pourrait passer par des programmes de soutien aux équipes nationales, des événements culturels qui célèbrent la diversité et l’unité du pays, ou encore des initiatives qui utilisent le sport et la culture pour améliorer l’éducation, la santé et le développement communautaire.
Un chantier important qui nécessite une approche globale et coordonnée, mais qui pourrait avoir des impacts très positifs sur la société. Ainsi, peut-être que pourrait être étudié, aux fins de venir en apport aux deux ministères, ici cités, la création de deux Commissions Consultatives Nationales. L’une sur le Sport, l’autre ayant trait à la Culture.

Bien indépendantes des structures liées par leurs rôles à ces ministères, les deux Commissions Consultatives permettraient de rassembler des experts et des acteurs des deux secteurs ainsi que des représentants de la société civile pour réfléchir aux enjeux et aux opportunités liés au domaines du Sport et de la Culture. Dans le détail, ces commissions pourraient être amenées à évaluer les politiques actuelles des deux domaines et faire des recommandations pour affermir l’impact du sport et de la culture sur la société : Identifier les opportunités de développement et de financement y relatifs, promouvoir la collaboration entre les différents acteurs des secteurs concernés avec les autres ministères et institutions, enfin, contribuer à la définition des priorités et des stratégies pour le développement du sport et de la culture, au niveau national.L’indépendance de ces commissions par rapport aux services ministériels existants serait un atout pour garantir leur objectivité et leur capacité à faire des suggestions innovantes et audacieuses.
C’est là que réside la beauté du Sport
Jai vécu, de bout en bout, avec passion, la compétition Sénégal-Maroc qui s’est achevée par la victoire du Sénégal. Partageant l’immense allégresse du peuple sénégalais pour saluer le triomphe de leur sélection nationale avec tout ce que comporte la liesse dans les quartiers de Dakar, Saint-Louis, Rufisque, autres villes et villages du Sénégal, où les populations ont certainement oublié un instant leurs affres quotidiennes pour célébrer le triomphe de leur équipe nationale de football qui les unit.
Et c’est là que réside la beauté du Sport. Il permet aux populations d’un pays de se solidariser, de magnifier leur communion et de s’offrir sans exclusive, des moments de joie pure et simple, au sein de la Nation. Honneur à l’équipe nationale du Maroc pour sa belle prestation et son fair-play. Tout au long du match, elle donné la preuve de sa grande détermination à l’emporter, en face d’un Sénégal qui a misé sur sa solidité défensive pour gagner la Coupe.
Vérité des Vérités, le Sport unit la Nation. Rien ne devrait freiner sa valorisation.
Paris 19 janvier 2026
Ouabari Mariot

