
L’expression est désormais sur toutes les lèvres. Mais que signifie réellement un partenariat gagnant-gagnant ?
Pour les pays africains, cette notion s’impose aujourd’hui comme une exigence stratégique incontournable.
À l’occasion des conférences internationales, des forums de coopération, des audiences de haut niveau ou encore des rencontres bilatérales, les dirigeants africains martèlent un même message : la coopération internationale doit être équilibrée, transparente et durable.
Désormais, ces partenariats ne peuvent plus se limiter à de simples apports financiers ou à des investissements ponctuels. Ils doivent intégrer des objectifs précis et mesurables, tels que le développement local, la création d’emplois, le transfert de compétences, l’industrialisation et le renforcement des capacités institutionnelles. L’enjeu est clair : faire de la coopération un véritable levier de transformation économique et sociale.
Dans ce contexte, la maîtrise des conventions de partenariat — qu’il s’agisse de contrats, d’accords-cadres ou de chartes d’investissement — devient centrale. Les États africains sont appelés à s’approprier une connaissance technique approfondie de ces instruments, afin de mieux les concevoir, les négocier et les appliquer. L’objectif est double : protéger les intérêts nationaux tout en garantissant des retombées concrètes et durables pour l’ensemble des partenaires.
C’est à ce prix que les partenariats gagnant-gagnant pourront dépasser le stade du discours pour s’inscrire dans une logique d’équité, de responsabilité partagée et d’impact réel au bénéfice des populations locales.
Carmen Féviliyé
