Avec un taux de participation de 52,42 %, Faustin-Archange Touadéra a été réélu. Les résultats définitifs des scrutins législatif, régional et municipal seront proclamés par le Conseil constitutionnel à la mi-janvier, après l’examen d’éventuels recours.

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Par Jeune Afrique – Publié le 6 janvier 2026 – Modifié le 8 janv. 2026 à 12h28Lecture : 2 minutes.
Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a été réélu avec 76,15 % des voix, a annoncé dans la nuit du 5 au 6 janvier l’Autorité nationale des élections lors d’une cérémonie prévue à cet effet. Son principal opposant Anicet-Georges Dologuélé est arrivé en deuxième position avec 14,66 % des voix, selon ces résultats provisoires.
Quelque 52,42 % des électeurs centrafricains se sont rendus aux urnes le 28 décembre 2025 pour un quadruple scrutin – présidentiel, législatif, régional et municipal – dont les résultats définitifs seront proclamés par le Conseil constitutionnel à la mi-janvier, après l’examen d’éventuels recours.
Élu en 2016 puis réélu en 2020 lors d’un scrutin entaché de soupçons de fraude, Faustin-Archange Touadéra est critiqué pour avoir fait adopter en 2023 une nouvelle Constitution lui permettant de se maintenir au pouvoir.
Le candidat Dologuélé a revendiqué sa victoire le 2 janvier et dénoncé des irrégularités majeures dans ce scrutin. Le porte-parole du président Touadéra a rejeté ces allégations, les qualifiant de « fausses » et mettant en garde contre les risques de « troubles ». Henri-Marie Dondra, arrivé troisième avec 3,19 % des suffrages a appelé, avant même la proclamation des résultats provisoires officiels, à une « annulation pure et simple des scrutins », dénonçant « l’incapacité » de l’agence nationale des élections à organiser le vote.
Élu en 2016 puis réélu en 2020 lors d’un scrutin entaché de soupçons de fraude, Faustin-Archange Touadéra est critiqué pour avoir fait adopter en 2023 une nouvelle Constitution lui permettant de se maintenir au pouvoir.
Le candidat Dologuélé a revendiqué sa victoire le 2 janvier et dénoncé des irrégularités majeures dans ce scrutin. Le porte-parole du président Touadéra a rejeté ces allégations, les qualifiant de « fausses » et mettant en garde contre les risques de « troubles ». Henri-Marie Dondra, arrivé troisième avec 3,19 % des suffrages a appelé, avant même la proclamation des résultats provisoires officiels, à une « annulation pure et simple des scrutins », dénonçant « l’incapacité » de l’agence nationale des élections à organiser le vote.
L’opposition dénonce « une mascarade »
De leur côté, les observateurs de l’Union africaine (UA) ont salué des « élections apaisées ». Le représentant de la délégation de l’UA avait déjà loué « une marche en avant vers la démocratie », estimant que ces élections, « sans commune mesure avec les processus électoraux de 2016 et de 2020 », ont respecté les procédures légales en vigueur. L’opposition, dont une partie a boycotté les élections, a dénoncé une « mascarade » et reproché aux institutions, dont l’Autorité nationale des élections et la Cour Constitutionnelle, d’être aux mains du pouvoir en place.
Le président réélu s’est présenté lors de sa campagne comme le « candidat de la stabilité » dans un pays toujours fragilisé par une succession de guerres civiles, de coups d’État et de régimes autoritaires depuis son indépendance de la France en 1960. Le pays est en voie de stabilisation et le gouvernement contrôle aujourd’hui près de 90 % du pays alors que 80 % du territoire était contrôlé par des groupes armés en 2021.
L’instabilité persiste toutefois à l’est, à la frontière des deux Soudans, et au nord-ouest. La signature d’accords de paix avec trois groupes armés cette année, la présence de l’ONU (Minusca) et celle de quelque 2 000 éléments des paramilitaires russes du groupe Wagner présents à la demande du président Touadéra ont permis de sécuriser les opérations de vote.
Une coalition de six groupes rebelles s’était formée en marge de la dernière élection présidentielle pour renverser le pouvoir et n’avait été repoussée que grâce à l’intervention de Wagner et de l’armée rwandaise.
