
Le sommet international de l’Espace s’est conclu ce jeudi 10 septembre à Paris. Les délégations africaines se sont déplacées en nombre, signe de l’intérêt stratégique du secteur. Défense, agriculture, télécommunications, environnement… les domaines d’application sont multiples. Le continent ne veut pas rester à la traîne et l’a fait savoir à l’occasion de ce sommet.
Le Rwanda a fait un bond en avant avec son téléport capable de capter et traiter des données satellitaires. Cependant, le président alerte sur le fait que le développement de ces technologies doit se faire de manière inclusive.
« Les restrictions à l’exportation continuent de limiter l’accès aux connaissances et aux technologies modernes. Nous saluons donc les partenariats qui font progresser la recherche et renforcent les capacités locales. Une entreprise comme E-Space montre concrètement ce que cela peut signifier dans la pratique, précise Paul Kagame. Elle collabore avec un nombre croissant de pays africains pour développer et déployer des solutions satellitaires, rapprochant ainsi l’activité commerciale
des marchés et des populations qui en bénéficieront le plus. En définitive, nous devons éviter de reproduire dans l’espace les inégalités qui existent dans d’autres domaines. »
Un secteur devenu incontournable qui demande des moyens humains et financiers importants.
« Nous pouvons mutualiser certaines infrastructures, données, compétences et investissements »
Le président congolais Denis Sassou-Nguesso a plaidé pour des avancées coordonnées sur le continent. « C’est pourquoi nous misons sur la coopération et l’intégration africaine en matière de politique spatiale, car nous devons, dans ce secteur compétitif, éviter de construire 54 politiques spatiales isolées, lorsque nous pouvons mutualiser certaines infrastructures, données, compétences et investissements. L’Espace peut donc répondre à certaines des grandes urgences et priorités africaines, notamment celles de la sécurité alimentaire et de la protection de notre environnement », note-t-il.
À l’occasion du sommet, le président congolais a proposé d’installer un observatoire spatial du Bassin du Congo à Brazzaville pour aider à la préservation du plus grand puits de carbone au monde.
RFI
